Le code Sith : analyse et nouvelle interprétation

La paix est un mensonge, il n’y a que la passion.
Par la passion, j’ai la puissance.
Par la puissance, j’ai le pouvoir.
Par le pouvoir, j’ai la victoire.
Par la victoire, je brise mes chaînes.
La Force me libèrera.

Sorzus Syn, 6900 ABY sur la planète Korriban.

Le code Sith a été écrit par la Jedi renégat Sorzus Syn.
Elle était une utilisatrice du côté obscur.
Sa rédaction du code Sith est tournée pour être un opposé au code Jedi.

De même, il est intéressant de voir qu’il n’est fait nul part mention du côté obscur.

Ce code est clairement un rejet de l’immobilisme et du fonctionnement réactiviste du conseil Jedi.

L’approche philosophique des Jedi est accès paix, sérénité et rejet de la passion, ce qui fait que le conseil Jedi n’est d’une part pas pro-actif et d’autre part lent dans ses réactions.

C’est cette difficulté qu’à le conseil Jedi à décider et à agir en dehors de la tradition qui a poussé d’autres Jedi vers le code Sith, Revan par exemple.

Après il est intéressant de voir qu’il n’y a pas d’opposé aux pairs ignorance/connaissance, chaos/harmonie, on peut donc dire que seuls les éléments ne convenant pas à Sorzus Syn apparaissent dans le code Sith.

Il est bien plus intéressant de lire le code Sith juste après le code Jedi  :

Il n’y a pas d’émotion, il y a la paix.
Il n’y a pas d’ignorance, il y a la connaissance.
Il n’y a pas de passion, il y a la sérénité.
Il n’y a pas de chaos, il y a l’harmonie.
Il n’y a pas la mort, il y a la Force

Code Jedi

La paix est un mensonge, il n’y a que la passion.
Par la passion, j’ai la puissance.
Par la puissance, j’ai le pouvoir.
Par le pouvoir, j’ai la victoire.
Par la victoire, je brise mes chaînes.
La Force me libèrera.

Sorzus Syn, 6900 ABY sur la planète Korriban.

La première phrase du code Sith réfute la première et la troisième du code Jedi, mais comme le code Jedi n’est pas une suite logique, le fait de l’amputer d’une partie ne le détruit pas dans son intégralité.
Par la non attaque de certaines parties du code Jedi, on peut donc dire que Sorzus Syn est d’accord avec les phrases 2, 4 et 5.

La haine et la colères sont des sentiments extrêmes, et ils font partis des passions.

Pour rappel  :

Passion
[…]
Mouvement violent de l’âme, sentiment vif qu’elle éprouve en bien ou en mal, comme l’amour, la haine, la crainte, l’espérance, le désir, etc.
[…]

Dictionnaire de l’académie Française 8e édition

Effectivement, le côté obscur ne figure pas dans le code Sith de Sorzus Syn.
Donc soit son auteur trouvait que cela allait de soi, soit le but de ce code n’est pas de dire « le côté obscur est la voie » mais « la passion est la voie ».
De plus, il est important de noter que la dernière phrase parle bien de la Force et non pas du côté obscur…

La paix est un mensonge, il n’y a que la passion.

C’est par le conflit qu’une civilisation s’améliore. Le conflit oblige à s’améliorer et pousse ainsi au changement, à la croissance, à l’adaptation, à l’évolution ou à la mort. Il ne s’agit pas là de lois Sith, mais de celles de l’univers. Sans conflit, il n’y a que stagnation.

Par la passion, j’ai la puissance.

La passion permet de devenir plus fort dans la Force. Il ne s’agit pas là que des émotions primaires  : la peur pour fuir, la colère pour combattre… Sans ces émotions, une créature est assurée de mourir. Là il s’agit des émotions si fortes que l’on en oublis les blocages intellectuels (c’est trop gros, c’est impossible…). L’objectif des Sith est d’être plus puissant, de réaliser tout leur potentiel (dans la Force) et de ne pas se reposer sur leurs lauriers.

Les Sith sont des découvreurs et non des bergers.

Yuthura Ban


Par la puissance, j’ai le pouvoir.

Plus le Sith est puissant dans la Force, plus il peut avoir de pouvoir. La puissance et donc la passion ne sont pas la finalité mais le moyen d’obtenir du pouvoir.

Par le pouvoir, j’ai la victoire.

Le pouvoir nécessite la maîtrise. Le victorieux est celui qui avait le pouvoir d’obtenir cette victoire. Et celui qui obtient la victoire par son pouvoir a démontré sa maîtrise.

Par la victoire, je brise mes chaînes.

Ici « mes chaînes » représentent les limites du Sith. Chaque victoire est une démonstration du Sith a se dépasser.
Il est souvent considéré que celui qui se libère de toutes limites atteint la perfection.

La Force me libèrera.

C’est une affirmation explicative  :
La Force libère l’utilisateur de la Force des limites du simple individu, en lui permettant de dépasser les limites physique de son enveloppe charnel et de faire des choses que seuls les utilisateurs de la force peuvent faire à travers la Force.
Dépasser les limites à travers la Force reste une réussite personnelle (il faut connaissance comment faire, il faut maîtriser ce savoir faire, etc.), ce n’est pas un gadget technologique qui le fait l’action pour le Sith.
Et il sera encore libéré par la Force à chaque fois qu’il utilisera la Force pour dépasser ses limites.

Être Sith et pas du côté obscur ?

Pas si difficile que cela à imaginer  !

Si un Sith se rendait compte des changements psychologiques que le côté obscur amène à sa personne (pas les stigmates, eux il les voit)

  • Accepterait-il ce changement comme étant un prix à payer ou lutterait-il contre considérant qu’un changement doit-être de son chef et non pas du fait d’une corruption de sa personne  ?
  • Ou encore trouverait-il qu’il ne se dépasse plus car en fait il triche vis-à-vis de la nature (La Naturel = La Force)  ? Et donc qu’il bafoue le code  ?

Si un tel Sith venait à exister, quel serait son enseignement  ?

Il garderait le code Sith, mais il expliquerait à ses élèves la corruption et les dangers du côté obscur et il y a des chances que les usages corrupteurs seraient référencés et interdits.

On trouve d’autres version du code Sith avec plus de négation du code Jedi et ou avec des citations clair sur la haine ou le côté obscur, mais ce sont des versions personnelles qui (faut-il s’en étonner  ?) ne sont pas transmis de génération en génération comme celui de Sorzus Syn.